Mes petits moodboards


Kékécé ça, les moodboards ? Installez-vous bien confortablement, ça devrait vous plaire. Gardez uniquement en tête avant de commencer que nous allons prendre beaucoup de raccourcis et simplifier énormément au cours de cet article. L’objectif n’est pas de dérouler une leçon de psychologie, je n’en ai pas les compétences. Nous allons simplement essayer de comprendre des choses en surface et si le sujet vous intéresse, alors il faudra probablement creuser plus loin.

Parlons des émotions

Vous avez certainement déjà entendu de près ou de loin qu’il est important de pouvoir exprimer ses émotions. Non ? Allez, c’est tellement à la mode en ce moment comme sujet qu’on le retrouve dans les magazines féminins ET masculins ! Si ? Ah, je me disais aussi.

Plus sérieusement, ce n’est pas juste un sujet à la mode. Dans beaucoup de cultures, le rapport aux émotions est assez délicat. Parfois c’est même mal vu de les exprimer. De fait, on n’a pas vraiment l’habitude de l’encourager chez les adultes. Pourtant chez les enfants c’est naturel et tout le monde trouve ça normal. On s’en sert même d’indicateur pour comprendre nos crevettes roses dans leur berceaux avant qu’elles ne parlent. Elle pleure comme ceci, elle a faim. Elle pleure plutôt comme ça, la couche est pleine. Elle gazouille, elle est contente. Elle hurle, grosse crise de crevette. C’est super comme indicateur non, les émotions ? Et pourtant en grandissant, on finit par les mettre de côté.

Ben oui, mais non. Sans aucun irrespect pour les cultures qui considèrent la question autrement, dans le cadre de l’agilité, du coaching agile (et pas que), c’est drôlement bien d’exprimer ses émotions.


Pourquoi ?

C’est un feed-back naturel de l’être humain confronté à une situation, un comportement, des paroles… à son environnement quoi. Et l’environnement en question, si c’est un autre être vivant, peut alors s’adapter en fonction de l’effet de son comportement. Les boucles de feed-back, ça n’est pas utile que pour tester un produit face à un panel d’utilisateurs. Hé non !

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C’est déjà pas mal, me direz-vous, mais ça ne s’arrête pas là. Si quelqu’un retient ses émotions, il communique probablement de façon moins transparente et moins claire que ce qu’il pourrait faire. Donc il transmet moins bien et on le comprend moins bien également. Il peut rentrer dans une boucle pas très jojo d’incompréhension, frustration, ras-le-bol et… échouer à extérioriser ces émotions-la aussi. Les interlocuteurs vivant probablement la même chose, on peut aboutir à une incompréhension mutuelle qui débouche souvent à du mal-être, moins d’efficacité, voire carrément du conflit nuisible (tout conflit ne l’est pas !).


C’est tout ?

Non. Imaginez que vous êtes un récipient hermétique. Si, si, allez-y, essayez. Sans fermer les yeux, on lit vachement moins bien avec les paupières devant.

Au naturel, tout va bien. Dès que vous interagissez avec ce qui vous entoure (spoiler alert, c’est tout le temps), il s’exerce sur vous des effets suscitant des émotions. Imaginez que ces émotions vous remplissent (vous êtes un récipient !) en permanence. Au bout d’un moment, puisque vous êtes hermétique, vous allez être plein. Et si vous ne trouvez pas le moyen de vider un peu de ces émotions, vous allez exploser. Ce n’est pas très agréable et en plus de ça, vous allez faire des saletés partout.


Super, et ?


Pourquoi-donc rester hermétique et ne pas devenir perméable ? Histoire que tout ça filtre un peu. Selon les gens, certains le sont plus ou moins naturellement. Par exemple, je pense que je dois être naturellement un grand récipient en tulle, ou quelque chose de ce genre. Mes émotions, il faut que je fasse l’effort de les garder pour moi pour qu’elles ne se voient pas trop et j’en éprouve beaucoup. D’autres sont peut être plutôt du genre bouteille de limonade. Hermétiques, mais on fait sortir la pression quand il y a trop d’émotions. Chacun est différent et chacun a développé sa propre façon de gérer, transmettre, montrer, évacuer ou non ses émotions.

C’est sur ce constat plein de respect et assez simpliste que je vous propose de mettre l’accent :

Chacun est différent dans son rapport aux émotions, sa façon de les gérer, la porosité de son récipient et c’est tout à fait OK.


Tu veux en venir où avec ta psycho de comptoir là ?

Partant de ce constat, on peut raisonnablement se dire que puisqu’on a pas tous naturellement la même façon de ressentir et exprimer les émotions, alors il pourrait être drôlement intéressant de proposer une méthode très simple qui aide tout le monde à le faire sur une base commune.

C’est tout à fait ce que sont les moodboards ! Ils ont pour vocation d‘encourager à exprimer ses émotions

  • De façon très simple
  • Sans parler si on ne le souhaite pas
  • En parlant en supplément si on en a envie/besoin
  • De façon ludique
  • En dédramatisant
  • Un peu quand on veut

Je vous propose donc quelques moodboards de ma composition personnelle à réutiliser au gré de vos besoins et envies. Pour ma part, j’utilise les moodboards :

  • Au début des rituels agiles (rétrospective en particulier)
  • En libre accès dans l’espace de travail de mes équipes
  • À l’ouverture d’un atelier
  • En fermeture d’atelier aussi de temps en temps

Et vous ? Êtes-vous un habitué des moodboards ? Si vous voulez utiliser mes gribouilles, ça se passe dans le menu latéral.
Livia